30.10.2011
Je me souviens
"Ceux qui sont morts ne sont jamais partis, ils sont dans l'ombre qui s'éclaire et dans l'ombre qui s'épaissit, ... ils sont dans l'arbre qui frémit, ils sont dans l'eau qui coule, ils sont dans l'eau qui dort ..."
Les morts ne sont pas morts- Birago Diop, Le souffle des ancêtres
"Tell me more and more, and then some"- Nina Simone, Ne me quitte pas
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02.01.2011
Oups, j'ai pas vu le temps passer
Repos bien mérité :
toute une année nous attend !
Alors voilà, je suis allée voir "Faites le mur" le film-doc à tiroirs et à pirouettes de Banksy et de l'homme aux rouflaquettes, Thierry Guetta.
Evidemment, dans le doute, cela devenait très tentant de proposer la création d'une biographie fictive .
Ca me rappelle une certaine Ernestine Chasseboeuf forte en doléances... ou encore, le vrai-faux Emmet Ray, 2è guitariste de jazz au monde après Django et d'après Woody Allen ("Accords et désaccords").
A votre tour de jouer.
15:01 Publié dans Atelier d'écriture, Film, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2010
Une petite goutte de "pousse au crime"?
Allez, ça ne peut vous faire que du bien.
Commencez par une liste, la plus longue possible, de l'insupportable chez "l'autre".
Ensuite laissez-vous aller : vous avez ici l'occasion de vous débarasser de celui ou celle qui vous gâche la vie au quotidien.
Dun coup de plume, ou d'une culbutée, faîtes le/la disparaître et libérez-vous du désagréable relent d'exaspération.
cf: "Crimes exemplaires"-Max Aub/"les papous dans la tête"-France Cult.
Il est arrivé au début du printemps. Et par malheur, ce fut une belle saison.L’ancienne locataire du dessous, n’était qu’une petite souris, celui-ci, tout de suite j’ai su que ce ne serait pas la même chanson. Impression prémonitoire.
M. Arthur, petit bonhomme jovial, plutôt rond, arborait sa bonne humeur du matin au soir. Il avait tout du voisin charmant. Trop.
Dès 6h30, ses persiennes s’ouvraient et, heureux, M. Arthur entonnait, selon le jour, Carmen ou Marinella, et, si le soleil faisait franchement défaut, La vie en rose, histoire de se mettre en forme.
Entendons nous bien. M Arthur était trop poli pour accabler son voisinage d’une voix de stentor . Non, il fredonnait gentiment, mais, excusez moi d’insister, du matin au soir.
L’immeuble, datant des années 60, vivait déjà toute fenêtre ouverte et de toutes façons, les cloisons et planchers intérieurs avaient juste l’épaisseur nécessaire pour permettre à chacun de mener sa vie à l’abri du regard de l’autre, pas plus.
Ainsi, en peu de temps, je connaissais presque tout de mon voisin du dessous.L’heure de sa douche, sur l’air de la mer qui vient danser, de son petit déjeuner, pause appréciable, ou de son installation derrière sa table de travail.
Comble de malchance, M. Arthur et moi-même travaillons tous deux à la maison; moi, devant mon ordinateur, et le bon homme à sa table, où s 'étalaient les 10 000 pièces de son dernier puzzle: Mossieur Arthur était contrôleur qualité pour une société spécialiste du puzzle pour adulte!
Jamais je n'aurais deviné mais dès son arrivée, faisant preuve de convivialité, il avait invité toute la copropriété à un petit apéritif dinatoire, et, profitant de ces curieux rassemblés, avait présenté la dernière création de l’entreprise : la Joconde, celle de Warhol, en 15000 pièces.
Au fil de la journée, par la fenêtre ou par un autre chemin, s’infiltraient alors les vieux tubes de ma jeunesse, les gars et les filles de mon âge, et , tout ce que j’entendais, siffler le train et le reste, me déconcentrer.Des heures durant, je reprenais mon travail.
Tout avril j’ai tenu, sur des airs de java bleue ou de tango du monde. M. Arthur froufroutait et moi, j’enrageais.
Le jour du Bolero fut de trop.
Etait-il en retard dans son travail, je ne sais, mais, quand dans la nuit j’entendis sourdre le minuit chrétien, moi, la mécréante, je n’ai plus supporté.
Dès le lendemain, je m’arrangeais pour descendre la poubelle en même temps que lui, et je le poussais efficacement dans l’escalier. ND
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